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L'engagement de l'Afrique pour lutter contre le paludisme ne doit pas faiblir

Le Rapport sur le paludisme dans le monde de 2017 souligne le besoin d'un leadership fort, d'un engagement financier plus fort et d'une expansion d'outils vitaux pour éliminer le paludisme en Afrique d'ici 2030. 

Dar es Salaam, Tanzanie (29 novembre 2017) – Le Rapport sur le paludisme dans le monde de 2017 est une évaluation mondiale des progrès dans la lutte contre le paludisme. S'il montre que les cas de paludisme et les taux de mortalité sont largement inférieurs aux niveaux de 2010, les progrès commencent à stagner.

Les cas de paludisme ont augmenté dans tout le continent africain, avec 194 millions de cas signalés en 2016, une augmentation par rapport aux 191 millions de cas de 2015.  Au cours de la même période, le taux de mortalité dû au paludisme en Afrique a été divisé par 2 000. Quatre pays en Afrique ont enregistré plus de 250 000 cas de plus en 2016 par rapport à 2015 : le Rwanda, le Nigéria, la République démocratique du Congo et le Niger, avec un total de huit pays africains qui enregistrent en 2016 une hausse du nombre de cas supérieure à 20 %, comparé aux chiffres de 2015.  

Selon Joy Phumaphi, secrétaire de direction de l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme, « le Rapport sur le paludisme dans le monde de cette année nous alerte que nous pourrions perdre les progrès incroyables que nous avons faits dans la lutte contre le paludisme et la mortalité en Afrique si nous n'agissons pas davantage pour sauver des vies de cette maladie évitable et traitable.

Nous ne pouvons oublier le coût de cette maladie sur nos peuples et nos économies. L'an dernier, le paludisme a tué 407 000 personnes sur le continent, et nous avons perdu l'équivalent de 12 milliards de dollars en productivité, en investissements et en coûts de santé associés.  Pour chaque dollar que nous investissons dans le contrôle et l'élimination du paludisme, nous faisons un bénéfice de 36 dollars pour nos économies. 

Pour se remettre sur les rails pour atteindre notre objectif d'une Afrique sans paludisme d'ici 2030, il faut que nos dirigeants donnent la priorité au financement de la lutte contre le paludisme, qu'ils développent l'accès aux interventions et nouveaux outils qui permettent de sauver du paludisme et qu’ils renforcent les systèmes de santé. La communauté internationale doit également soutenir ses engagements à ces efforts. » 

Il existe toutefois aussi des zones d'espoir.  Madagascar, le Sénégal, le Zimbabwe, l'Éthiopie et la Gambie ont enregistré une réduction du nombre de cas de malaria l'an dernier. À Madagascar, qui a observé la réduction du nombre de cas la plus significative de ces pays, on a enregistré 856 000 cas de paludisme de moins. 

D’après le Roi Mswati III du Swaziland, président de l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme, « en tant que dirigeants africains, nous devons mettre à profit le Rapport sur le paludisme dans le monde 2017 comme motivation pour renouveler nos efforts pour lutter contre l'une des maladies les plus dévastatrices de notre continent. Le Rapport de cette année nous rappelle ce qu'il arrivera si notre engagement faiblit.

Les progrès enregistrés par Madagascar, le Sénégal, le Zimbabwe, l'Éthiopie et la Gambie sont admirables, et nous montrent que nous pouvons en faire davantage pour sauver nos familles, nos communautés et nos pays de cette maladie. Nous pouvons tirer des leçons de leurs succès pour reproduire cette réussite sur tout le continent. »

Les pays africains sont également bien plus performants dans la collecte de données sur les cas et les décès dus au paludisme.  En 2016, 37 des 46 pays appartenant à la région Afrique selon l'Organisation Mondiale de la Santé ont indiqué qu'au moins 80 % de leurs centres de santé avaient enregistré des données liées à la malaria sur leur système d'information de santé national.

L'ALMA

Fondée en 2009, l'ALMA est une coalition sans précédent de chefs d'État et de gouvernement africains coopérant par-delà les frontières pour éliminer le paludisme en Afrique d'ici 2030.  Tous les pays de l’Union africaine sont membres de l’ALMA. L’ ALMA Scorecard for Accountability & Action (Carte de score ALMA pour la redevabilité et l’action) et l’ ALMA 2030 Scorecard towards Malaria Elimination (Carte de score ALMA pour l’élimination 2030 du paludisme) sont des outils primordiaux pour suivre les progrès et guider l’action.

Les prix d’excellence de l’ALMA récompensent un leadership exemplaire en matière de contrôle et d’élimination du paludisme. Ils sont attribués par un comité de sélection indépendant constitué de leaders et d’experts issus du secteur de la santé, de l’université et du secteur privé. 

Pour en savoir plus, consulter le site Internet www.alma2030.org

Pour les demandes des médias, merci de contacter :

Simon Crump, Portland Communications

E-mail : simon.crump@portland-communications.com

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L’ALMA

Le paludisme en Afrique

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